3 conseils pour déjouer la fraude en matière de placements

Par La rédaction | 8 mars 2016 | Dernière mise à jour le 15 août 2023
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Comment faire de bons choix lorsque vient le temps de prendre une décision de placement? Dans le cadre du Mois de la prévention de la fraude, les Autorités canadiennes en valeurs mobilières viennent de publier une série de conseils qui répondent à cette épineuse question.

Les ACVM recommandent ainsi aux investisseurs de suivre ces trois étapes faciles :

1) VÉRIFIER QUE SON INTERLOCUTEUR EST EN RÈGLE

Il faut s’assurer que la personne ou la société qui vend des titres ou prodigue des conseils est dûment inscrite auprès des autorités compétentes, par exemple en utilisant l’outil ‪Sont-ils inscrits? On peut aussi s’informer sur ses éventuels antécédents disciplinaires.

Pour vérifier l’inscription, les catégories d’inscription et toute information concernant les antécédents disciplinaires des personnes inscrites, il existe le Moteur de recherche national de renseignements sur l’inscription, qui est régulièrement mis à jour.

2) S’INFORMER AUPRÈS DE SOURCES FIABLES

Les ACVM fournissent des outils pour informer le public sur les différentes façons de protéger ses placements. En effet, soulignent-elles, le meilleur moyen d’éviter des problèmes d’investissement est d’être capable de détecter certains signaux d’alarme liés à un placement.

Pour cela, les Autorités ont mis sur pied diverses sources d’information, comme la ‪Liste des personnes sanctionnées et la base de données sur les Interdictions d’opérations sur valeurs.

3) FAIRE SES DEVOIRS!

Il importe de faire des recherches en ligne pour vérifier si des communiqués, des mises en garde ou d’autres renseignements ont été publiés au sujet de la société ou de la personne avec laquelle vous envisagez de faire affaire.

« Ces outils et ces ressources visent à aider les Canadiens à devenir des investisseurs avertis, ce qui constitue l’un des meilleurs remparts contre la fraude en matière de placement », indique Louis Morisset, président des Autorités et PDG de l’Autorité des marchés financiers.

LES CONSEILS DE L’IFIC

Toujours dans le cadre du Mois de la prévention de la fraude, l’Institut des fonds d’investissement du Canada (IFIC) vient de son côté de publier une série de conseils qui complètent ceux des ACVM, en plus d’avoir élaboré un outil intitulé Testez vos connaissances en matière de fraude financière.

« Le choix d’un conseiller financier est une décision importante, souligne l’IFIC. C’est vers lui que vous vous tournerez pour obtenir des conseils concernant votre argent. Il est donc important de choisir quelqu’un que vous connaissez et en qui vous avez confiance. »

Les fonds d’investissement sont « fortement réglementés par les autorités en valeurs mobilières partout au pays », rappelle par ailleurs l’organisme.

Ainsi, les sociétés dont l’activité consiste à placer des fonds, de même que les conseillers financiers agréés, sont régis par l’Association canadienne des courtiers de fonds mutuels (pour les entreprises qui ne vendent que des fonds communs de placement), par l’Organisme canadien de réglementation du commerce des valeurs mobilières (pour les entreprises qui vendent tous les types de valeurs mobilières, y compris des FCP) et par la Chambre de la sécurité financière (qui supervise les conseillers en placement au Québec).

UN CANADIEN SUR DEUX VICTIME DE FRAUDE FINANCIÈRE

Un sondage d’Equifax publié hier révèle par ailleurs que plus de la moitié (53 %) des Canadiens ont été victimes de vol d’identité ou de fraude financière, la génération Y étant particulièrement visée par les escrocs.

« Les post-boomers comptent sur la technologie pour la plupart de leurs activités quotidiennes, ce qui les expose à un plus grand risque. Que ce soit les activités bancaires en ligne à la maison ou de l’espionnage à des points d’accès sans fil Wi-Fi par appareil mobile, ils doivent être conscients qu’ils constituent maintenant la plus grande cible pour les fraudeurs », avertit Equifax, qui dresse une liste de conseils pour les aider à mieux protéger leurs données personnelles.

Gare aux courriels frauduleux de la « Banque du Canada »

Le Banque du Canada (BdC) met en garde la population contre des courriels frauduleux et des messages non sollicités sur les réseaux sociaux qui lui sont depuis quelque temps attribués, avec utilisation non permise de son logo et de son en-tête.

Dans un avertissement publié sur son site Web, l’institution précise qu’elle n’accepte jamais de dépôts de la part de particuliers ni de dépôts effectués en leur nom. Elle ne demande pas non plus d’information financière par courriel et n’exige jamais de paiements par voie électronique. Enfin, elle ne réclame jamais de renseignements personnels ou financiers par l’entremise des réseaux sociaux.

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