Rares sont les parents qui ne veulent pas aider leurs enfants à poursuivre leurs rêves. Mais lorsque leur souhait le plus cher est de gagner l’or aux Jeux olympiques, les objectifs des parents, financiers ceux-là, peuvent en souffrir.

Jeudi dernier, à Rio de Janeiro, la canadienne Ellie Black a fini 5e au concours complet de gymnastique artistique. Le meilleur résultat de l’histoire du Canada dans cette discipline! Si l’on imagine assez bien les efforts titanesques qu’elle a dû fournir pour se rendre là, on saisit souvent moins les sacrifices financiers que les parents ont dû consentir pour lui permettre d’atteindre son rêve, rappelle le Globe and Mail.

Pratiquer la gymnastique artistique de haut niveau coûte près de 20 000 $ par année, évalue le magazine Forbes. D’autres disciplines encore davantage, comme l’escrime (25 000 $) ou le tir à l’arc (32 000 $). Avec de telles dépenses, consacrées à un ou plusieurs enfants, comment réussir à épargner, notamment en vue de la retraite?

Barbara Hopewell, mère de la nageuse américaine Summer Sanders, a dépensé 518 $ par mois pendant des années exclusivement pour soutenir sa fille, expose le Globe and Mail. Frais d’inscription, équipement, déplacements partout au pays pour participer à des compétitions, séjours à l’hôtel, repas pris sur la route… La liste des dépenses est plus longue que celle des médaillés de Rio! Mère célibataire occupant trois emplois à temps partiel, Barbara Hopewell n’a pas trouvé cette époque facile…

QUELQUES TRUCS

Des difficultés que les parents des 314 athlètes canadiens qui représentent le Canada au Jeux olympiques comprennent trop bien. Pour appuyer ceux qui se trouvent aujourd’hui dans la même situation, le Globe and Mail offre quelques conseils :

  • Économie du partage : Les parents des jeunes sportifs n’ont pas attendu l’arrivée des Uber et Airbnb pour se lancer dans l’économie du partage. Covoiturage, partage de chambres d’hôtel et autres mises en commun des dépenses constituent des moyens privilégiés par beaucoup pour diminuer les coûts.
  • Bourse d’études : Cette solution ne s’offre qu’aux meilleurs et dépend plus des athlètes que de leurs parents. Mais les bourses d’études liées au sport offrent un financement très intéressant, assorti d’une formation universitaire de qualité. Une bonne raison pour les parents de motiver leur enfant à ne pas négliger ses résultats scolaires.
  • Financement participatif : De plus en plus de sites web de sociofinancement accueillent les athlètes à la recherche d’un soutien financier. On peut penser à GoFundMe.com, RallyMe.com ou sportfunder.com. Des athlètes américains comme le lutteur Kyle Snyder, le décathlonien Jeremy Taiwo ou l’escrimeur Ibtihaj Muhammad doivent leur participation aux JO en partie à ces solutions en ligne.

PLANIFIER, PLANIFIER, PLANIFIER

De telles dépenses ne s’improvisent pas. Comme dans les compétitions sportives, il faut un plan de match solide pour triompher et les conseillers en services financiers peuvent sans contredit y contribuer.

La plupart des sports présentent une saison morte, pendant laquelle les coûts baissent considérablement. Mais l’épargne, elle, devrait se poursuivre à l’année, de manière à pouvoir soutenir la hausse des coûts quand la progéniture reprendra le chemin du gymnase, du stade ou du tatami…

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