Certains régimes de retraite à prestations déterminées (PD) surestiment la durée de vie actuelle de leurs participants et adoptent une stratégie « trop conservatrice » dans la capitalisation de leurs obligations.

C’est la conclusion de Club Vita Canada, une filiale d’Eckler, dont des recherches révèlent que la longévité des retraités canadiens (après 65 ans) est plus basse que prévue.

Les hommes vivent en moyenne un an et demi de moins que prévu tandis que les femmes vivent environ six mois de moins.

La correction de cette surestimation pourrait réduire les passifs actuariels jusqu’à 6 %, affirme Ian Edelist, chef de la direction de Club Vita Canada.

« Cela permettrait d’améliorer le bilan des caisses de retraite et celui des promoteurs de régimes par la simple utilisation d’hypothèses de longévité plus précises et à jour », ajoute M. Edelist.

Dans un communiqué, Club Vita Canada affirme que l’étude terminée en 2016 serait l’une des plus importantes et des plus rigoureuses sur l’incidence de la longévité sur les régimes de retraite PD et les régimes de soins de santé postérieurs à la retraite.

Le nouveau bassin de données sur la longévité « VitaBank » (provenant des membres de Club Vita Canada) couvre un large éventail d’industries et de régions géographiques, tant dans le secteur public que privé.

VitaBank suit actuellement plus de 500 000 retraités canadiens participants à plus de 40 régimes de retraite. Elle contient des données validées jusqu’en 2014, précise-t-on. À titre de comparaison, l’étude la plus largement utilisée pour établir les hypothèses de longévité – l’étude sur la mortalité des retraités canadiens – repose sur des données allant jusqu’en 2008.

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