Le financement des start-up américaines se porte bien, même très bien. En 2014, le capital de risque injecté dans ce type d’entreprise a atteint un nouveau pic à 48 G $US, selon la National Venture Capital Association (NVCA) et PwC. Bien que ce total demeure en deçà des 105 G $US injectés en 2000, année de l’explosion de la bulle techno, la tendance est à la hausse, selon Eric Newcomer, de Bloomberg.

Les chiffres à cet égard sont sans équivoque : le cumul 2014 constituait une hausse de 61 % par rapport aux 30 G $US recensés en 2013, et plus du double des 20,4 G $US investis en 2009.

Selon M. Newcomer, les données pour 2014 marquent une année placée sous la bannière des rondes de financement et de valorisation en hausse pour ce type d’entreprises, « plus particulièrement dans le secteur des technologies ».

La dernière année aurait également vu les financements par capital de risque dépassant les 500 M $US atteindre leur plus haut niveau en six ans, selon la firme de recherche CB Insights. Des sommes records qui ne s’investissent pas sans sonner d’alarme, alimentant le débat à savoir si Silicon Valley se trouve ou non en pleine bulle spéculative.

La pointe de l’iceberg?

Toujours selon le rédacteur de Bloomberg, les données fournies par la NVCA et PwC sont loin de refléter la réalité quant aux sommes investies dans les start-up américaines. « Leurs rapports ne considèrent que les investissements réalisés par les investisseurs en capital de risque, alors que plusieurs autres investissements sont réalisés dans ce secteur par des fonds spéculatifs, des fonds souverains et des compagnies internationales », fait-il valoir.

Autre fait relevé : des sommes de plus en plus importantes seraient constamment injectées dans le même bassin d’entreprises. Selon les chiffres de la NVCA et de PwC, 4 356 ententes d’investissement auraient été finalisées en 2014, soit seulement 3,9 % de plus qu’en 2013.

Les stars du start-up

Au cours de la dernière année, les investisseurs en capital de risque se seraient montrés particulièrement intéressés par les start-up spécialisées dans le développement de logiciels. CB Insights rapporte que ces entreprises auraient absorbé 41 % des investissements, la plus grande part depuis 1995 pour ce secteur d’activité.

Les grandes vedettes? Google Ventures, New Enterprise Associates, Andreessen Horowitz, Kleiner Perkins Caufield & Byers et Khosla Ventures.

Mais en dépit des avertissements lancés de part et d’autre par plusieurs experts, l’apport de capitaux frais se poursuivra, croit Eric Newcomer.

« La nouvelle année sera plus importante que l’année dernière, alors que les sommes colossales ayant été recueillies devront être investies », confirme Charles Kane, un réputé conférencier rattaché à l’École de gestion Sloan du MIT.

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