Spécialisée dans les prêts aux startups et aux entreprises technologiques, la Silicon Valley Bank (SVB) souhaite se faire plus présente auprès des compagnies canadiennes, apprend-on dans le Financial Post.

« Nous nous sommes engagés à croître mondialement et le Canada constitue certainement un élément important de cette équation », a précisé Win Bear, un directeur exécutif basé à Boston et chargé de la croissance de SVB au Canada. Ce dernier a toutefois indiqué au journaliste du Financial Post qu’il n’était pas question pour l’instant d’ouvrir un bureau de SVB au Canada et a décliné l’offre de détailler la présence actuelle de la banque ici. La SVB est surtout active dans le grand Toronto, ainsi qu’à Kitchener-Waterloo, Vancouver et Montréal.

UNE BOUFFÉE D’AIR POUR LES STARTUPS

Chose certaine, la nouvelle enchante plusieurs entrepreneurs, qui déplorent depuis longtemps la difficulté pour les jeunes entreprises technologiques canadiennes de contracter un prêt auprès d’une grande banque traditionnelle.

SVB « comprend les startups technologiques, puisqu’elle fait affaire avec elles depuis longtemps », se réjouit Kirk Simpson, PDG de Wave, une jeune pousse spécialisée dans le développement d’applications de gestion pour les PME, qui compte parmi les clients de SVB. « C’est très différent des banques traditionnelles canadiennes, lesquelles ont très peu joué dans ce marché, et parfois pas du tout. Elles ne comprennent vraiment pas ce que recherche une startup ou comment elles fonctionnent et ne sont pas rassurées par nos modèles d’affaires à très haut risque. »

De son côté, Win Bear soutient que l’expérience acquise auprès des jeunes entreprises technologiques a fait de SVB un spécialiste de ce genre d’entreprise. « C’est tout ce que nous faisons, rappelle-t-il. Alors nous sommes devenus assez bons au fil des années pour reconnaître les modèles, comprendre l’écosystème technologique et savoir ce dont nos clients ont besoin lors de différentes phases de leur cycle de vie. »

UNE OPTION SUPPLÉMENTAIRE

SVB a été fondée en 1983 et agit principalement dans ce qu’elle décrit largement comme le secteur de l’innovation. On retrouve parmi ses clients des startups aussi bien que des entreprises publiques, notamment dans des secteurs comme les technologies de l’information (TI) et les sciences de la vie. Leur offre spécialisée inclut les services bancaires, le financement de la dette et les mises en relation de clients avec des investisseurs potentiels.

Le gros de son chiffre d’affaires est réalisé via les prêts à risque. Au début 2016, la banque américaine détenait pour 44 milliards de dollars canadiens d’actifs et avait 18 G$ de prêt en circulation. La valeur globale de ses prêts a d’ailleurs augmenté de 23 % en 2014 et d’un autre 28 % en 2015.

Bien qu’elle se spécialise dans les prêts à risque, Win Bear assure que la SVB ne remplace pas les autres formes de financement dont disposent les entreprises technologiques, notamment le capital de risque provenant de fonds. Il voit plutôt son entreprise comme une option complémentaire s’offrant à ces PME, dont les besoins particuliers et le niveau de risque continuent de faire fuir les grandes banques canadiennes.

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