Alors que les secteurs manufacturiers et des ressources naturelles sont en chute libre, les services permettent au pays de relever le déficit commercial.

Ainsi, les services représentent 44 % des exportations canadiennes et 43 % des ventes de filiales étrangères, nous apprend le Conference Board du Canada dans une récente étude.

En clair, il n’y a pas que les PME productrices de biens qui peuvent prétendre à l’expansion internationale : les entrepreneurs misant sur les services peuvent également tirer leur épingle du jeu.

LA PLUS FORTE CROISSANCE

« Bien qu’ils passent souvent inaperçus, certains des échanges commerciaux ayant récemment connu la plus forte croissance au Canada sont le fait des industries productrices de services », écrit le Conference Board.

L’organisme en rajoute en relatant que trois des cinq exportateurs qui prennent de l’expansion le plus vite sont issus des services.

« En réalité, le Canada est une économie de services dynamique et à forte valeur, et ces services sont de plus en plus vendus à l’étranger », déclare Jacqueline Palladini, économiste principale du Conference Board, dans un communiqué.

LES SERVICES FINANCIERS EN DEMANDE

Responsables de 70 % du PIB canadien, les industries productrices de services emploient également quatre travailleurs sur cinq.

Parmi les services les plus dynamiques, on retrouve les exportations des services financiers et d’assurance, de services de gestion et de services d’informatique et d’information.

Par ailleurs, les industries de services semblent mieux résister à la morosité économique, observe le Conference Board. « Les services et leurs exportations connexes, n’étant pas aussi vulnérables aux fluctuations des prix des produits de base, ont mieux résisté que les biens au ralentissement économique occasionné par la récession mondiale de 2008-2009 », conclut l’organisme.