On confond souvent l’innovation et l’invention, constate la Banque de développement du Canada.

L’innovation réside dans l’amélioration des processus, dans les nouvelles façons de percer des marchés, ou dans l’amélioration de produits et services, indique la banque spécialisée dans le soutien aux PME.

Un exemple d’innovation qui améliore la productivité se trouve dans le service à l’auto des restaurateurs. Grâce à cela, on augmente la productivité tout en améliorant le service. On n’a pas inventé un nouveau produit.

Comment innover

La BdC recense plusieurs façons d’innover au sein des entreprises, en explorant trois livres sur l’innovation. Avant tout, il y a lieu de se demander pourquoi on n’innove pas davantage. C’est qu’il existe un « biais du status quo » dans les entreprises, explique l’auteure Amanda Lang dans son livre The Power of Why, faisant en sorte que les entrepreneurs ont tendance à « changer les choses le moins possible, même si les avantages du changement sont clairs ».

Une fois cet écueil franchi, la meilleure façon de tracer le chemin de l’innovation est de poser une question toute simple: « Peut-on faire mieux? Plus rapidement? Plus simplement? »

Et c’est ainsi qu’on lance le processus d’innovation.

Les bonnes erreurs

Il est normal de faire des erreurs. Dans leur livre sur la créativité en entreprise, les frères Tom et David Kelley, cités en exemple par BdC, n’hésitent pas à faire des erreurs. « La vraie mesure du succès correspond au nombre d’expériences qu’on peut accumuler en vingt-quatre heures », écrivent-ils.

Ils sont d’avis que la peur de l’échec constitue le plus grand obstacle à l’innovation. « Si vous voulez avoir plus de succès, vous devez être prêt à subir plus d’échecs ».

La prudence

Suivre son instinct n’est pas toujours la meilleure voie pour innover, cautionne pour sa part Francesca Gino dans un livre sur l’importance de bien planifier la prise de décision.

L’instinct pousse trop souvent les gens à se faire indument confiance, croit-elle. « Nous voyons qui nous sommes et ce que nous faisons à travers des lunettes roses », écrit-elle dans son livre.

Celle qui enseigne l’administration à Harvard dit avoir passé 10 ans à étudier les flops décisionnels des entrepreneurs.

Une combinaison de facteurs internes, comme les émotions, et externes, comme cette habitude que plusieurs cultivent d’écouter des gens qui ne savent pas de quoi ils parlent, détournent trop souvent les gens de leur plan de match.

Au final, dans l’innovation comme dans toute autre situation, « ayez toujours un plan, mais en même temps sachez qu’il est difficile de ne pas en déroger ».