Combien coûte, en moyenne, un employé à temps plein en avantages sociaux? Environ 8 330 $ annuellement, selon une enquête réalisée par le Conference Board.

« En raison de la prévalence des maladies chroniques et de la hausse du nombre de cas de troubles mentaux rapportés, les coûts des avantages sociaux n’ont jamais été aussi élevés », affirme Nicole Stewart, chercheuse principale, Recherche sur le leadership et les ressources humaines au Conference Board du Canada.

En effet, plus de la moitié des organisations (52 %) ont signalé une hausse moyenne des coûts des avantages sociaux de 6,2 % entre 2013 et 2014. Dans ce contexte, la recherche d’un équilibre entre les compressions budgétaires et l’offre de régimes d’avantages sociaux concurrentiels représente un défi important pour les employeurs, estime l’organisme de recherche.

« Les avantages sociaux offerts par les employeurs sont appréciés des employés, mais les organisations devront prendre des décisions difficiles pour répartir leurs fonds de la meilleure façon possible dans le but de contrôler leurs coûts », poursuit Mme Stewart.

LA SUBSTITUTION GÉNÉRIQUE NE FAIT PAS TOUT

Afin de gérer ces coûts, des solutions comme la substitution des médicaments d’ordonnance par des médicaments génériques, l’exclusion de certains médicaments de la protection offerte et la hausse de la part des primes des employés sont appliquées ou envisagées par de nombreuses entreprises.

Mais selon le Conference Board, ces solutions ne réduisent qu’en partie les pressions financières auxquels les employeurs font face. C’est pourquoi les organisations se tournent de plus en plus vers des programmes de promotion de la santé physique et mentale ou visant l’évaluation et l’intervention précoces pour contribuer à réduire les demandes d’indemnisation.

Les avantages sociaux des retraités sont aussi dans la mire des promoteurs. De 2012 à 2015, le pourcentage d’employeurs ayant limité les avantages sociaux de leurs employés bénéficiant de « droits acquis » a doublé.

DES COUVERTURES GÉNÉREUSES

L’enquête, réalisée auprès d’une centaine d’employeurs canadiens, a révélé que plus de 90 % des répondants offrent à leurs employés à temps plein un régime de soins ophtalmologiques (92 %); des chambres privées ou semi-privées en milieu hospitalier (96 %); une assurance pour soins médicaux reçus à l’étranger (99 %); des services paramédicaux comme la massothérapie, la chiropractie et la physiothérapie (99 %); une assurance couvrant les principales restaurations dentaires (98 %); les décès et mutilation accidentels (91 %); et l’assurance invalidité de longue durée (99 %).

Presque toutes les organisations qui offrent des avantages sociaux à leurs employés à temps plein les offrent également à leurs employés permanents à temps partiel qui travaillent un nombre minimum d’heures par semaine.

Du côté des médicaments, la plupart des organisations ne disposent pas d’un montant maximum annuel fixe pour la couverture des médicaments d’ordonnance, mais les remboursements sont en moyenne limités à 89 % des montants réclamés. Des montants maximums annuels sont généralement établis pour ce qui est des soins dentaires.

Au cours des trois dernières années, le nombre d’employeurs offrant à leurs employés à temps plein une assurance contre les maladies graves a considérablement augmenté, passant de 26 à 35 %.