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Les promoteurs canadiens de régimes d’assurance collective sous-estiment largement la proportion de leurs participants souffrant d’une maladie chronique, révèle l’édition 2018 du Sondage Sanofi Canada sur les soins de santé.

Bien que 58 % des participants sondés déclarent souffrir d’au moins une maladie chronique, les promoteurs croient que seulement 29 % de leurs employés en sont touchés. Pourtant, les trois quarts des employeurs (77 %) se disent préoccupés par l’incidence des maladies chroniques qui ne sont pas prises en charge sur la productivité de leur effectif.

Le portrait faussé que brossent les promoteurs des participants à leur régime pourrait-il provenir de données incomplètes? À en croire le sondage, il semblerait que oui. Si 58 % des employeurs affirment recevoir des analyses de données des demandes de règlement qui déterminent les principaux problèmes de santé, seulement 19 % soutiennent recevoir régulièrement de tels rapports.

Les conséquences des maladies chroniques, elles, ne font aucun doute. Près de la moitié des employés atteints (47 %) ont dû s’absenter ou ont trouvé leur travail plus difficile en raison de leur maladie. Chez les travailleurs souffrant d’un trouble de santé mentale comme la dépression ou l’anxiété, cette proportion grimpe à 72 %.

PARTICIPANTS ET PROMOTEURS OUVERTS AUX COMMUNICATIONS CIBLÉES

La très grande majorité (84 %) des participants qui vivent avec une maladie chronique aimeraient en savoir davantage sur leur état de santé et les traitements disponibles. La porte est donc grande ouverte à l’introduction de stratégies de communication ciblée dans les régimes d’assurance collective.

Ainsi, 66 % des participants accepteraient de recevoir de l’information personnalisée sur des questions de santé en fonction de leur utilisation des avantages sociaux, par exemple leur consommation de médicaments. Une proportion similaire de promoteurs (64 %) sont favorables à la transmission d’informations ciblées par les assureurs aux participants consentants.

Quel type d’information intéresse avant tout les participants? L’information sur les médicaments qu’ils prennent (52 %), les professionnels de la santé ou les spécialistes locaux recommandés (47 %) et la prise en charge de leurs problèmes de santé (47 %).

LE STRESS HANTE LA VIE DES TRAVAILLEURS

Le sondage de Sanofi permet également de constater, une fois de plus, que le stress en milieu de travail est devenu un véritable fléau. Le tiers des employés sondés disent avoir ressenti un niveau élevé de stress pendant une journée typique au cours des trois derniers mois, une proportion qui augmente à 50 % chez les répondants qui sont en mauvaise santé financière.

Les finances personnelles sont en effet la principale source de stress chez les participants (38 %), suivies de la charge de travail (37 %) et de l’équilibre travail et vie personnelle (31 %).

Submergés par le stress, 26 % des employés ont pris congé ou quitté le travail plus tôt au cours de la dernière année. En moyenne, l’absentéisme causé par le stress représente 13,8 jours de congé complets ou partiels chaque année.

AVIS PARTAGÉS SUR LE CANNABIS THÉRAPEUTIQUE

Alors que la majorité (64 %) des participants jugent que le cannabis thérapeutique devrait être couvert par leur régime de soins de santé, lorsqu’il est autorisé par un médecin, les promoteurs se montrent moins enthousiastes à l’idée. Seulement le tiers d’entre eux (34 %) sont favorables. Parmi ces employeurs, 8 % affirment déjà couvrir le cannabis médical. La même proportion de promoteurs ne veulent pas que leur régime rembourse le cannabis médical, tandis que 32 % sont encore indécis.

La 21e édition du Sondage Sanofi Canada sur les soins de santé a été réalisée en ligne en janvier 2018. Pour ce faire, 1503 participants principaux à un régime collectif de soins de santé et 502 promoteurs ont été interrogés.