Seulement 6 % des entreprises canadiennes tireraient actuellement parti des possibilités commerciales découlant de l’Internet des objets (IdO). Bien qu’un autre 7 % s’apprête à passer à ce modèle d’affaires au cours des prochains mois, ces données seraient insuffisantes dans un marché où la hausse des dépenses annuelles canadiennes passerait de 5,6 milliards de dollars en 2013 à 21 milliards de dollars en 2018, soit un bond de 375 %.

Selon un sondage commandé par Telus, l’adoption de la technologie IdO (échange d’information de machine à machine – mobiles, tablettes – du monde réel vers internet, qualifié de Web 3.0) serait en croissance : plus de 30 % des entreprises envisageraient un déploiement au cours des 24 prochains mois.

Pour l’heure, la première génération de technologie IdO est à l’œuvre dans les services publics et les transports (surveillance à distance, suivi de véhicules). Les avancées récentes sur la portée et la vitesse des réseaux et des technologies mobiles, comme l’infonuagique, stimuleraient la croissance de l’IdO et offriraient un potentiel aux autres industries comme celles des secteurs manufacturier, de la santé, de la vente au détail, des services financiers et de l’assurance.

Les possibilités de cette technologie sont légion et personnalisables. Il devient ainsi possible de bénéficier d’ajustements de taux et de frais de service, de rendre compte en temps réel de résultats de ventes, d’automatiser la prise de rendez-vous et la fourniture d’accessoires de bureau, de quantifier l’utilisation de certains services, etc.

Avantages

La technologie IdO promet une hausse de la productivité, de la rentabilité et de la qualité des services, de même qu’une réduction des coûts d’exploitation sur la base que « les données recueillies contribuent à l’automatisation des processus et à l’amélioration de la prise de décisions pour mener à de meilleurs résultats sur le plan de la qualité de la fabrication, de la livraison, de la réduction des déchets, des temps d’attente et des soins aux patients ».

L’environnement technologique nécessaire se prêterait bien à celui que l’on retrouve habituellement dans les PME modernes, soit trois composantes : équipement, logiciel et connectivité. Lors de l’évaluation d’une application IdO, les entreprises devraient tenir compte de quatre technologies clés : connectivité mobile, infonuagique, analyse de données massives et sécurité des communications et réseaux.

Autres faits saillants du sondage

– Les technologies sans fil sont actuellement utilisées dans 82 % des technologies IdO déployées. Une hausse est attendue en raison de l’omniprésence de la connectivité mobile.

– Bien que 74 % des entreprises stockent les données générées par l’Ido à l’interne, les experts prévoient que les données massives générées par les millions d’appareils connectés deviendront une contrainte qui nécessitera des solutions d’hébergement ou infonuagiques.

– Dans les entreprises où des fournisseurs externes sont embauchés pour gérer les technologies IdO, les solutions infonuagiques sont utilisées dans 61 % du temps.

– La sécurité des solutions IdO est considérée comme un problème par 78 % des répondants. Le choix de fournisseurs susceptibles de renforcer les réseaux, appareils, applications et données est fortement recommandé.