Plus d’employeurs investissent dans la formation des employés et participent aux programmes d’éducation coopérative qu’il y a deux ans.

C’est ce que révèle un nouveau sondage, effectué par Morneau Shepell et le Conseil canadien des affaires, qui a interrogé les gestionnaires d’embauche de 95 des plus grandes entreprises du Canada. Le sondage a effectivement révélé que 83 % d’entre eux participaient à des programmes d’apprentissage coopératifs et intégrés au travail, contre 72 % en 2016.

En matière de formation, 30 % des personnes interrogées affirment que leurs entreprises dépensent entre les 500 et 1000 dollars par employé. Pour 51 % des répondants, ce montant s’élève à 1000 dollars par année, une hausse de cinq points de pourcentage par rapport à l’année passée.

« Je suis très heureux de voir des entreprises canadiennes soutenir les employés en cette période de changements en investissant dans des programmes de formation en milieu de travail et en s’engageant à offrir des milieux de travail plus sains », a déclaré Stephen Liptrap, président et chef de la direction de Morneau Shepell.

PÉNURIE DE TRAVAILLEURS QUALIFIÉS

L’enquête sur les compétences du Conseil canadien des entreprises de 2018 souligne clairement l’importance d’une main-d’œuvre diversifiée et dotée des compétences humaines nécessaires pour réussir dans cette économie en évolution rapide.

Pourtant, plus de la moitié des répondants (57 %) affirment qu’il y a une pénurie de travailleurs qualifiés dans leur industrie. Les domaines de la technologie de l’information, des métiers spécialisés, de l’analyse, des statistiques et de l’analyse quantitative, de l’ingénierie, du leadership et de la gestion rapportent effectivement des pénuries.

Le type d’employés concernés par cette pénurie sont, selon 64 % des répondants, des candidats possédant les compétences techniques requises. Par ailleurs, 35 % des employeurs affirment qu’il manque de personnes ayant des talents de leadership, 25 % qu’il y a pénurie de travailleurs acceptant d’être relocalisés au Canada et 23 % qu’il est difficile de recruter des employés pourvus des compétences humaines nécessaires.

« Les entreprises sont confrontées à une concurrence et à des perturbations sans précédent », explique Stephen Liptrap.

Les employeurs déclarent que les nouveaux diplômés s’attendent à plus d’argent, à un travail stimulant, à une flexibilité et à une mobilité accrue et à une progression plus rapide qu’il y a cinq ans. De plus, 70 % des répondants s’attendent à plus de la part des nouveaux diplômés qu’il y a cinq ans en raison d’un environnement de travail changeant résultant des progrès rapides de la technologie.

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