La hausse des coûts de soins de santé et dentaires offerts par les employeurs s’est calmée en 2012.

En fait, les dépenses des employeurs à cet égard ont augmenté de seulement 2,1 % l’an dernier, alors que l’augmentation avait été de 2,7 % en 2011, montre un sondage mené par Towers Watson. En outre, le facteur de tendance pour les coûts des médicaments est de -0,2 % alors que, pour les soins dentaires, il est de seulement 1,3 % de 2011 à 2012.

Un certain nombre de facteurs peuvent expliquer cette tendance, selon Wendy Poirier, chef du secteur Santé et assurance collective chez Towers Watson.

« Compte tenu de l’expiration récente des brevets de plusieurs médicaments d’origine souvent prescrits fréquemment, les employeurs bénéficient des résultats de l’utilisation accrue de médicaments génériques dont les coûts sont considérablement moindres. Ils profitent aussi des avantages de stratégies de gestion des régimes de médicaments qui réduisent les pertes et augmentent l’efficacité, ainsi que de l’effet de caractéristiques avantageuses de conception de régime telles que l’accès hâtif à des soins dentaires préventifs. »

La prudence reste toutefois de mise. Bien que la baisse du coût général des soins de santé soit une bonne nouvelle pour les employeurs, les médicaments de spécialité coûteux continuent de nécessiter une attention soutenue. Selon des analyses effectuées par Towers Watson, les médicaments de spécialité ou biologiques sont en général utilisés par moins de 5 % des employés, mais représentent de 15 à 25 % des dépenses totales en médicaments.

Aussi, la tendance à la hausse quant aux dépenses en soins de santé autres que les médicaments couverts par des régimes d’employeur est un autre sujet de préoccupation pour les promoteurs de régimes. D’après les résultats du sondage, le coût de ces demandes de règlement, qui comprennent généralement des services tels que des traitements de physiothérapie, de chiropratique et de naturopathie dans le cadre des régimes offerts aux employés et aux retraités, ont augmenté de 6 % entre 2011 et 2012.

On s’attend à ce qu’une modération soutenue du coût des soins de santé soit probable au cours des 24 prochains mois, compte tenu des baisses prévues dans les prix des médicaments génériques et de la mise en place de nouvelles mesures de gestion des médicaments. Toutefois, l’utilisation accrue de médicaments coûteux combinée à une main-d’œuvre vieillissante commencera à ramener les augmentations de coûts vers leur tendance historique.

En conclusion, explique Wendy Poirier : « Pour faire face aux hausses attendues du coût des soins de santé, les employeurs peuvent élargir leur champ d’action et examiner la façon dont les stratégies de santé et productivité destinées à la main-d’œuvre pourraient contribuer au contrôle des coûts des médicaments, des frais dentaires et des autres protections. »

« Alors que les employeurs ont ajouté des éléments de prévention et de soutien à leurs protections de base, il leur faudra s’appliquer davantage à comprendre les facteurs de coûts et à mettre en œuvre des mesures précises pour gérer les coûts actuels et futurs. La substitution obligatoire par des médicaments génériques, des limites et des restrictions quant aux médicaments délivrés, des stratégies de substitution thérapeutique, des listes de médicaments couverts, des réseaux privilégiés de fournisseurs et des comptes de soins de santé se sont tous avérés des stratégies efficaces pour assurer la viabilité des régimes de soins de santé. »