Jeune garçon mesurant sa taille contre un mur.
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Les Québécois font davantage confiance aux banquiers et aux planificateurs financiers, selon cet institut.

Les métiers de banquiers et de planificateurs inspirent de la confiance auprès de 63,2 % de la population québécoise, indique un sondage réalisé pour l’Institut de la confiance dans les organisations (ICO).

Le sondage demandait à 1 000 Québécois : « en général, faites-vous confiance aux professionnels suivants? »

Le niveau de confiance accordé aux banquiers et aux planificateurs financiers est en hausse sensible comparativement à l’année 2016, où l’ICO l’avait mesuré à 56 %. Cela représente une hausse de 7 points en quatre ans.

Ce niveau demeure modeste comparativement aux autres métiers évalués par l’ICO. Les banquiers et les planificateurs financiers – placés dans une seule et même catégorie – figurent à la 64e place sur 76 métiers évalués. Les métiers qui ont le plus la confiance du public sont les pilotes de ligne (95,4 %), tandis que les vendeurs d’automobiles usagées sont les derniers du classement (29,1 %).

Dans ce classement, les banquiers et les planificateurs financiers suivent les journalistes et les chiropraticiens, et ils précèdent les acupuncteurs et les fonctionnaires.

LES EFFORTS PAIENT

Comment s’explique cette position guère enviable? « Les métiers liés de manière très proche à notre argent ou qui sont dépeints dans les films comme des voleurs (avocats, banquiers, fiscalistes, etc.) suscitent une certaine méfiance, commente Donald Riendeau, le président de l’ICO. Par conséquent, davantage d’efforts devraient être investis par les ordres professionnels et associations professionnelles pour démontrer que les malhonnêtes sont une minorité et pour mettre de l’avant de bons exemples. »

Cependant, le gain de 7 points dans l’indice de confiance montre une amélioration dans le niveau de confiance que le public accorde aux banquiers et aux planificateurs financiers. Ce gain n’est pas isolé. « Presque tous les métiers ont vu une hausse de la confiance depuis quatre ans, constate M. Riendeau. Le Québec est sorti de l’époque de la commission Charbonneau, où il y avait beaucoup de métiers en scandale et une méfiance généralisée. »

De plus, dans la décennie précédant 2016, les métiers liés aux services financiers avaient été écorchés par plusieurs scandales, tels que l’affaire Norbourg, le Bernie Madoff, et par les films sur les financiers crapuleux inspirés par leur procès, observe le président de l’ICO. Depuis 2016, les scandales et les informations négatives sont plus rares.

Par ailleurs, Donald Riendeau croit que les efforts des organismes d’autoréglementation et des associations professionnelles ont conduit à améliorer cette perception avec de la publicité mais aussi à produire de réelles avancées. Le président de l’ICO cite en exemple la campagne de communication menée par la Chambre de la sécurité financière depuis trois ans, destinée à valoriser le conseil financier et mettre de l’avant la protection du public.