Warren Buffett
Photo : USA White House

Warren Buffett « ne sait plus où investir » les quelque 128 milliards de dollars de liquidités qu’il détient aujourd’hui dans les coffres des innombrables sociétés regroupées au sein du conglomérat Berkshire Hathaway, rapporte Le Figaro.

Dans un article publié dimanche, le quotidien français note que l’Oracle d’Omaha a décidé « d’attendre et de voir » ce qu’il ferait de ce trésor de guerre.

Profitant de l’annonce des résultats du groupe samedi, certains investisseurs lui ont clairement fait savoir qu’ils aimeraient que cette manne soit réinvestie plutôt que d’être placée dans des bons du Trésor à court terme, peu intéressants en termes de rendements à cause des taux d’intérêt qui demeurent très bas.

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Toutefois, souligne Le Figaro, le gourou des marchés financiers préfère pour l’instant faire preuve de patience. « Nous espérons utiliser une grande partie de nos liquidités pour acquérir des activités que nous conserverons à long terme dans notre portefeuille. Cependant, les conditions actuelles n’y sont pas favorables, car les cours sont beaucoup trop élevés pour des investisseurs concentrés sur le long terme », écrivait le multimilliardaire au mois de février dans sa dernière lettre aux actionnaires.

L’homme d’affaires leur avait alors promis que, en compagnie de son éternel associé Charlie Munger, il réaliserait « une acquisition colossale », ajoutant que, même à leurs âges, soit respectivement 88 et 95 ans, une telle perspective était « excitante ».

Histoire de prouver aux marchés qu’il restait dans le coup et qu’il demeurait capable de prendre des décisions très rapidement, il avait aussi annoncé son intention de se désengager de l’éditeur de logiciels Oracle, qu’il avait pourtant acquis quelques mois auparavant. Il en avait profité pour indiquer que Berkshire Hathaway avait également réduit sa participation dans Apple de 57 à 40 milliards de dollars américains.

Au passage, il avait reconnu avoir commis certaines erreurs, notamment celle d’avoir payé trop cher lors de l’acquisition de Kraft Food en 2015. Un aveu qui n’a pas nui à sa popularité auprès des investisseurs, puisque certains continuent d’être prêts à débourser des sommes faramineuses pour dîner avec lui en tête-à-tête et profiter ainsi de ses conseils…