Les CA pourraient compter un tiers de femmes d’ici à 2019

Par Rémi Maillard | 2 juillet 2014 | Dernière mise à jour le 16 août 2023
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Les entreprises canadiennes devraient compter au moins 30 % de femmes au sein de leurs CA d’ici à la fin de la décennie, estime le Conseil consultatif fédéral pour la participation des femmes aux conseils d’administration.

Dans un rapport intitulé Bon pour les affaires : Plan pour accroître la participation des femmes aux conseils d’administration, le groupe consultatif affirme même que ce pourcentage peut être atteint d’ici 2019.

Il recommande par ailleurs que les sociétés inscrites en Bourse incluent dans leurs rapports annuels un objectif de représentation féminine dans leur CA et fassent chaque année état de leurs progrès dans ce domaine.

Selon les statistiques révélées dans le document, les femmes occupaient un peu moins de 16 % des sièges au sein des conseils des 500 plus importantes entreprises publiques et privées canadiennes en 2012.

En revanche, elles occupaient 31 % des postes au sein des conseils du gouvernement fédéral, incluant ceux des sociétés d’État et des agences, relève le rapport.

Un sujet sensible

La représentation des femmes dans les CA est un sujet sensible depuis quelques années. En janvier dernier, la Commission des valeurs mobilières de l’Ontario (CVMO) a par exemple proposé que les sociétés inscrites en Bourse soient tenues de divulguer leurs cibles en matière de présence féminine au sein de leur haute direction et de leur conseil.

La Commission a également suggéré qu’elles soient obligées de révéler de quelle façon elles cherchent et sélectionnent leurs candidates, et qu’elles précisent comment elles décident quelles sont les personnes qui seront désignées.

La CVMO n’est cependant pas allée jusqu’à recommander un pourcentage précis, ce qui serait, aux yeux de certains observateurs, la seule façon de provoquer un changement.

D’autres estiment cependant qu’un système de quotas risquerait de donner lieu à la promotion de candidates n’ayant pas forcément les compétences nécessaires.

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Rémi Maillard

Journaliste multimédia. Santé, environnement, société, finances personnelles. Également intéressé par les affaires publiques, les relations internationales, la culture… Passionné de cyclisme.