Des mesures d’allégement fiscal, un soutien financier pour stimuler l’innovation et des incitatifs pour l’embauche de jeunes travailleurs, voilà les principales priorités que la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) a soumises au gouvernement fédéral avant le dépôt de son prochain budget.

Comme elle le fait depuis de nombreux mois, la fédération demande à Ottawa de reculer sur sa réforme fiscale controversée, bien que celle-ci ait déjà été fortement allégée. « Il est clair que cette réforme va toucher les PME. À l’approche de la période de préparation des déclarations de revenus, la réforme fiscale du fédéral reste la priorité des chefs de PME du pays », soutient Martine Hébert, vice-présidente principale et porte-parole nationale de la FCEI.

L’organisme déplore que les propriétaires de PME n’aient pas encore suffisamment de précisions au sujet des nouvelles règles sur la répartition du revenu et craint que les nouvelles règles sur les revenus passifs nuisent à la capacité de certains entrepreneurs à mettre de l’argent de côté en vue de le réinvestir au sein de leur entreprise.

« Nous demandons donc au gouvernement fédéral de tenir compte des recommandations du Sénat et de remettre sa réforme fiscale à plus tard en attendant qu’une analyse de ses impacts économiques soit faite », ajoute Mme Hébert.

La FCEI demande également à Ottawa de s’assurer que les entreprises étrangères perçoivent bel et bien les taxes.

LES PME DEMANDENT COMPENSATION

Jugeant que les coûts de main-d’œuvre monteront en flèche au cours des prochaines années, notamment en raison de la hausse des cotisations aux régimes de retraite publics (RRQ et RPC) et des augmentations importantes du salaire minimum annoncées dans plusieurs provinces, la FCEI espère qu’Ottawa va accorder un allégement fiscal aux PME « pour compenser ».

L’organisme demande également au gouvernement fédéral d’octroyer aux propriétaires d’entreprise qui embauchent des jeunes un congé de cotisation à l’assurance-emploi. « Comme les coûts liés à la main-d’œuvre augmentent, les chefs d’entreprise coupent où ils peuvent et ce sont souvent les jeunes qui sont les premiers à écoper », affirme Mme Hébert.

Pour favoriser l’innovation dans les petites entreprises, la FCEI suggère en outre d’instaurer une déduction pour l’achat de nouveaux équipements ou de nouvelles technologies. Cette déduction pourrait s’inspirer du modèle américain, qui permet aux PME de déduire jusqu’à un million de dollars de leurs revenus pour de tels achats dans une année donnée. Un tel allégement, juge la FCEI, permettrait aux PME « d’avoir plus d’argent pour créer plus d’emplois ».

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