Alors que la renégociation de l’ALENA piétine, l’avenir semble plutôt sombre pour les entreprises manufacturières québécoises. Malgré tout, elles ont réussi à faire des gains somme toute appréciables en 2017.

Avec une croissance de 2,4 % l’année dernière, le secteur manufacturier de la province a en effet affiché sa meilleure performance depuis 2014, selon une étude de Desjardins rapportée par La Presse.

En matière de vente, ce sont les fabricants de matériel de transport qui ont connu la plus forte croissance de leurs activités en 2017, avec un bond de 10,1 % de leurs ventes. À l’autre bout du spectre, le secteur de l’imprimerie est celui qui a le plus souffert, avec une diminution des ventes de 5 %.

Certains secteurs se sont aussi distingués en matière de création d’emplois, notamment les produits chimiques, les meubles, les appareils et composantes électroniques ainsi que l’alimentation.

LE SECRET, C’EST L’EXPORTATION

Le marché intérieur canadien ne suffit plus pour générer de la croissance. En 2017, ce sont les entreprises manufacturières ouvertes au commerce international qui ont progressé, note l’étude de Desjardins. Les exportations des entreprises québécoises à l’extérieur du Canada ont ainsi crû de 7,7 % comparativement à 2016. Les exportations destinées aux États-Unis seulement ont pour leur part augmenté de 6,8 %.

Ces bons résultats ne sont toutefois pas garants de ceux de 2018, alors que de nombreuses incertitudes pèsent sur le sort des échanges commerciaux avec nos voisins du sud.

À ce chapitre, la prochaine industrie à être frappée de droits punitifs par les Américains, après Bombardier et le bois d’œuvre, pourrait bien être celle du papier journal. Desjardins soutient que cette nouvelle tuile aurait des conséquences importantes, parce que « contrairement au bois d’œuvre, le marché du papier journal régresse et la marge de manœuvre dont dispose l’industrie est minime ».

La rédaction vous recommande :