Si votre client propriétaire de PME garde les choses simples, son entreprise connaîtra la croissance. C’est en quelques mots ce que conseille Rick Spence dans le Financial Post. Mais attention : atteindre la simplicité est plus complexe qu’on ne le croit…

Pour Rick Spence, la complexité mène à la confusion, aux chevauchements des priorités et risque de faire perdre l’objectif principal de vue. En même temps, les marchés bougent sans arrêt, les employés clés vont et viennent et les nouvelles technologies ne cessent de venir bouleverser les meilleures stratégies.

De plus, l’entrepreneur qui veut garder les choses simples est entouré de gens bien intentionnés, mais qui les complexifient : comptables, gestionnaires, régulateurs… et même vous, les conseillers. « Oui, mais… » reste souvent leur réponse devant un nouveau projet. « Avez-vous considéré la trésorerie/les impôts/l’environnement/les implications sociales de cette décision? » Pas facile de privilégier la simplicité.

À cet égard, les PME auraient toutefois un avantage par rapport aux grandes entreprises. Elles ont moins de niveaux de décision, de processus et de protocoles, ce qui leur permet d’établir des procédés plus simples. Comment y arriver?

LA VOIE DE LA SIMPLICITÉ

Rick Spence propose d’abord de standardiser la production et la logistique, y compris les processus, les prix et les rabais. Il rappelle qu’au départ, McDonald’s ne vendait que des burgers, des frites et des boissons gazeuses. Cela lui a permis d’offrir une vitesse de service imbattable. WestJet, pour sa part, a opéré pendant 19 ans une flotte uniquement composée de Boeing 737.

Le chroniqueur suggère aussi de réduire au minimum le nombre de paliers dans l’organisation. Les travailleurs de la production devraient se concentrer sur leurs objectifs à court terme et les gestionnaires, sur les procédés pour aider le personnel à tous les niveaux. Ce sont les dirigeants qui doivent être imputables en cas d’échec.

Tous les employés devraient, quant à eux, comprendre et s’engager dans cette quête de la simplicité. Ce sont eux qui savent souvent le mieux ce qui fonctionnera ou pas dans les opérations.

PENSER AUX CLIENTS

Autre défi de taille : dominer la paperasserie. Rédiger des descriptions de postes formelles, identifier les compétences cruciales demandées aux employés, créer des manuels d’opération qui assurent que chacun sait ce qu’il doit faire peut sembler long et fastidieux. Mais une fois que ces tâches sont complétées, elles permettent de gagner beaucoup de temps.

Le chroniqueur recommande aussi de jeter un coup d’oeil du côté de l’approche dite Lean, laquelle vise à augmenter la productivité en s’intéressant seulement à ce dont le consommateur a besoin et non aux vieilles habitudes de l’entreprise. Cela permet de s’attaquer au gaspillage de temps et d’espace, aux mauvais inventaires, aux chevauchements d’efforts ou au manque de coordination. Surtout, cela permet d’instituer une culture d’efficacité à toute l’entreprise.

Au cœur de cette culture devrait se trouver la simplicité. Sinon, prévient Rick Spence, la complexité ne tardera pas à pointer de nouveau le bout de son nez. Chassez le naturel…

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